À la pointe de l’innovation, Aerial Coboticus développe des drones de télémanipulation

Date de publication : 14 juin 2018

Installée depuis mars au parc Icade, à Rungis, l’entreprise Aerial Coboticus est spécialisée dans la conception, la fabrication et bientôt la vente de drones de télémanipulation. Déjà très remarquée, elle sera encore à la Villette du 21 au 23 juin dans le cadre du festival Futur.e.s.

 

 

Save the date. C’est à la Grande Halle de la Villette, du 21 au 23 juin, qu’Aerial Coboticus dévoilera pour la première fois son prototype à taille réelle de drone de télémanipulation, soit un drone associé à un bras robotisé pouvant recevoir divers outils. Celui présenté lors du festival Futur.e.s intègrera par exemple un laser. L’objectif avec cet engin d’un nouveau genre est de rendre accessible toute zone de travail – la plus haute, la plus reculée, comme la plus dangereuse pour l’homme – pour des interventions de toutes sortes. « C’est un utilitaire du ciel », résume Clément Serrat, co-fondateur avec Asma Bouaouaja d’Aerial Coboticus. Les marchés du BTP, de l’industrie et du naval sont visés en priorité. Et peut-être à l’avenir ceux du cinéma, de l’agriculture…

 

Un acteur de l’innovation bien implanté

 

Anciens collègues dans une société de conseil et tous deux passionnés d’aéronautique, Asma Bouaouaja et Clément Serrat ont fondé Aerial Coboticus en 2015, après en avoir eu l’idée dès 2013. L’entreprise a depuis été remarquée : accélérée par Impulse Labs, elle a été récompensée du Prix R&D et Industrie Techinnov 2017, du Prix départemental de l’entreprise Innovante (Val-de-Marne), et elle est lauréate du Réseau Entreprendre. C’est pour poursuivre dans la voie de l’innovation et de la conception-fabrication qu’elle a rejoint le parc Icade en mars dernier. « En général, beaucoup de bureaux sont proposés. Mais nous avions besoin d’un espace plus industriel. Nous en avons trouvé un de 1 200 m2 à Icade. Nous avons aussi choisi cet endroit car il est très bien desservi pour nous et nos collaborateurs », explique Clément Serrat.

 

Une entreprise pleine de promesses

 

Aerial Coboticus est pour l’heure composée de 4 personnes, dont ses deux co-fondateurs. Elle devrait bientôt embaucher. « Nous nous positionnons sur la conception-fabrication et la vente-maintenance de ces drones de télémanipulation. Nous avons fait beaucoup de développement pour que la machine soit facile à utiliser, sur le modèle des engins de chantiers », décrit Clément Serrat. « Notre drone est filaire, il permet de travailler 24 heures sur 24. L’énergie, les données et les matières nécessaires à l’intervention passent par le câble. En terme d’outils, le drone supporte 14 kg au bout du bras. Sans ce bras, il peut porter des charges de 100 kg », précise Asma Bouaouaja. Et d’ajouter : « Nous sommes actuellement en phase de levée de fonds. Nous cherchons 1 million d’euros cette année pour pouvoir commencer à commercialiser notre produit. » Si les investisseurs peuvent se faire connaître via le site de l’entreprise, nul doute que le festival Futur.e.s sera aussi une belle vitrine…

 

 

> Regarder des vidéos explicatives : Aerial Coboticus et Prix départemental de l’entreprise Innovante (Paris Val-de-Marne)