Grand-Orly Seine Bièvre, Territoire d’Industrie

Date de publication : 14 mars 2019

Retenu parmi les 136 « Territoires d’industrie » en France, c’est en tant que « pilote » que Grand-Orly Seine Bièvre s’apprête à contractualiser avec l’Etat, la Région Ile-de-France et de nombreux partenaires nationaux autour d’une soixantaine d’actions portées par une vingtaine d’acteurs du territoire.

 

En juillet 2018, un « Manifeste pour un territoire industriel et productif » avait été lancé à l’initiative de Grand-Orly Seine Bièvre pour marquer la nécessité d’engager des politiques volontaristes et de nouveaux outils en faveur de l’activité industrielle, source de richesses et d’emploi.

Il faut croire qu’il a été entendu puisque le Premier Ministre lui faisait écho le 22 novembre 2018 en annonçant que 124 « Territoires d’industrie » avaient été désignés(ils seront ensuite 136) pour bénéficier d’un soutien afin « d’accélérer le développement des territoires à forts enjeux industriels ».

 

Un soutien financier mais aussi…

Cet accompagnement doit prendre la forme d’une enveloppe de 1,3 milliards d’euros sous la forme d’un redéploiement des dispositifs déjà existants comme le TIGA (Territoire d’Innovation Grande Ambition). Un panier de services touchant à la formation, l’immobilier d’entreprises comme à l’ingénierie territoriale sera également mis en place pour répondre aux 4 besoins des territoires identifiés : recruter, innover, attirer, simplifier.

 

Un travail dense dans un calendrier contraint

Non seulement Grand-Orly Seine Bièvre a été retenu mais il est également le seul territoire pilote de ce nouveau dispositif sur l’ensemble de l’Ile-de-France.« C’est une vraie reconnaissance de notre identité industrielle mais aussi de la maturité des projets déjà développés sur notre territoire » note Muyinat Ogboye Vazieux, cheffe de Projet Territoire d’industrie à l’Etablissement public territorial.

Dès la fin janvier, Grand-Orly Seine Bièvre organisait le dialogue avec l’ensemble des acteurs économiques du territoire, chambres consulaires, TPE, PME, grands groupes et écoles/centres de formation, pour faire remonter les projets de chacun en faveur du développement industriel et productif du Territoire. Et après plusieurs initiatives communes, le premier Comité de projet Territoire d’industrie se tenait le 11 mars avec les porteurs de projets et les acteurs économiques, en présence de la sous-préfète de l’Haÿ-les-Roses , pour présenter le plan d’actions constitué d’une soixantaine de projets.

 

Une initiative nationale mais une gestion locale

« Elément essentiel du dispositif, ce sont les territoires qui sont à l’initiative de l’identification des projets en s’appuyant sur les acteurs locaux et les villes » poursuit Muyinat OgboyeVazieux. « L’Etat a d’abord un rôle de soutien et permet de fédérer tous les grands opérateurs nationaux, comme la Caisse des dépôts/ Banque des Territoires, Pôle emploi, BPI France, Business France, etc. ».

Une logique décentralisée qui va permettre d’être au plus près des réalités des territoires. Parmi les 60 actions présentées, figurent les objectifs de donner un nouvel élan aux actions visant à renforcer les formations à destination des habitants, à valoriser l’image des emplois industriels, ou bien encore decréer des lieux d’hébergement permettant de soutenir les entreprises industrielles, d’accompagner les entreprises dans leur transformation numérique, ou de maîtriser le foncier industriel.

Prochaine échéance, le 22 mars pour la contractualisation de ce dispositif avec l’Etat et la Région. Mais rien ne sera pour autant figé. De nouvelles actions pourront s’ajouter durant les trois ans que durera le contrat « Territoire d’industrie » (2019-2022).