iFollow robotise vos entrepôts

Date de publication : 20 juin 2019

Implantée à Gentilly, la start-up iFollow conçoit, fabrique et distribue ses propres robots de manutention capables de se déplacer de manière autonome en portant des charges de plus de 300 kg.

Le 14 juin, iFollow accueillait dans ses locaux de Gentilly une dizaine d’étudiants de l’IUT de Cachan. Une rencontre initiée par le Territoire dans la continuité du Festival de Robotique de Cachan (environ 2 500 visiteurs cette année), et à laquelle avait très favorablement répondu la start-up. « Ces étudiants ont posé de très bonnes questions. Nos échanges ont vraiment été intéressants. Beaucoup étaient issus de filières électronique ou robotique et présentent donc des profils à même de venir travailler chez nous demain », souligne Nicolas Ménigoz, ancien étudiant des Arts et Métiers et de Centrale Supelec, co-fondateur d’iFollow.

À l’image de ses deux fondateurs (à peine 27 ans), l’entreprise est encore toute jeune. Elle a été créée en mars 2017. Et elle emploie déjà une vingtaine de personnes. Son activité : « mettre à profit l’intelligence robotique pour faciliter les tâches de l’Homme dans les entrepôts », résume Nicolas Ménigoz. iFollow conçoit et fabrique ainsi ses propres robots de manutention parfaitement autonomes, baptisés iLogistics. Ils ont déjà fait leur preuve, notamment dans la filière frigorifique : les engins peuvent déplacer des charges de plus de 300 kg et supporter des températures allant jusqu’à – 25° C. Une vingtaine ont été distribués en France et au Japon.

« Le robot est personnalisable et tout à fait autonome : il dispose de lasers et caméras lui permettant de se déplacer et d’éviter des obstacles en temps réel, et il fabrique lui-même sa propre carte de l’entrepôt, qui est évolutive », décrit Nicolas Ménigoz. iLogistics peut être utilisé de différentes manières : pour du tramming, en binôme avec un opérateur et/ou en complémentarité avec ce dernier, chacun de son côté, par exemple pour la préparation de commandes.

« Les robots apportent une efficacité supplémentaire, des gains de productivité. Nos clients en redemandent car ils leur permettent de répondre à de nouveaux marchés. » Pour autant, les robots iLogistics ne suppriment pas d’emplois, assure Nicolas Ménigoz : « Au contraire : ils permettent un travail en collaboration avec un opérateur soulagé des tâches les plus pénibles. Il n’a plus à pousser des chariots chargés de 300 ou 350 kg sur 10 à 15 km chaque jour. Des tâches sont attribuées à chacun selon ce qu’il fait le mieux. C’est comme l’ordinateur et l’Homme : l’ordinateur fait très bien de nombreuses choses, l’Homme aussi ; ensemble, ils peuvent faire des miracles. »

À l’heure actuelle, la start-up prépare une nouvelle levée de fonds. La deuxième après celle de 2018 qui lui a permis d’embaucher et de poursuivre le développement et la production de ses robots. Celle-ci est prévue en fin d’année.

 

 

 

 

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