Inondations et coopération solidaire à Villeneuve-Saint-Georges

Date de publication : 6 février 2018

Pour la deuxième fois en 18 mois, l’Ile-de-France a été touchée par des inondations. Au confluent de la Seine et de l’Yerres, la commune de Villeneuve-Saint-Georges a, à nouveau, été particulièrement affectée. Dans cette situation exceptionnelle, à risques, une coopération solidaire s’est mise en place aux échelles communale, territoriale, et métropolitaine.

Face au sinistre, la solidarité s’impose. Des agents et du matériel en provenance de l’Etablissement public territorial Grand-Orly Seine Bièvre (EPT), de Paris et de Vitry-sur-Seine par exemple ont été envoyés à Villeneuve-Saint-Georges pour venir en aide à la municipalité et aux habitants. Les quartiers Belleplace-Blandin, en bordure de l’Yerres, et Triage, le long de la Seine, y étaient à nouveau inondés fin janvier et début février. « Il y a eu une première montée des eaux le 2 janvier 2018. Mais ça a vraiment débordé à partir du 19. Depuis, nos agents sont 24h/24 sur le terrain. L’aide reçue, cette coopération solidaire entre collectivités, est absolument essentielle », expose Manuel Menal, Directeur général des services de Villeneuve-Saint-Georges.

Coopération concrète

Contrairement à celle du printemps 2016, la montée des eaux a cette fois été lente. Ce qui a permis d’alerter et de s’y préparer. Pas de la contenir. Il a fallu poser des passerelles de fortune, préparer des hébergements d’urgence, évacuer les habitants… Et relayer les agents municipaux villeneuvois, exténués. « Concrètement, à l’heure actuelle (le 29 janvier, ndlr), nous avons reçu de Grand-Orly Seine Bièvre une roulotte de chantier et 4 agents qui viennent tous les jours en soutien depuis le 26. La Ville de Paris nous a envoyé 2 agents et un zodiac, ainsi que des agents techniques et de maîtrise. Et Vitry-sur-Seine nous envoie aussi des agents. Humainement, moralement, c’est important de voir qu’on vient nous porter secours. Nous remercions vraiment les villes et collectivités des alentours pour leur aide », décrit Manuel Menal.

Travail de longue haleine

Si la décrue s’est fait attendre, elle n’a pas sifflé pas la fin du calvaire villeneuvois. « Le post-crue dure encore un à deux mois après la décrue », rappelle Manuel Menal. Il faut pomper l’eau des caves, les vider, évacuer les encombrants et les déchets des rues, puis nettoyer… « Les moyens communaux, qui sont adaptés en temps normal, ne le sont pas dans ces cas-là », explique le Directeur général des services de Villeneuve-Saint-Georges. Solidarité et coopération seront encore nécessaires dans les semaines à venir.

Photo : Joël Fibert