La construction du pont des Ardoines officiellement lancée

Date de publication : 18 avril 2018

Le futur « pont-paysage » de la ZAC Gare Ardoines, à Vitry-sur-Seine, va assurer le franchissement des voies ferrées et effacer la coupure qu’elles représentent. Sa construction est cruciale quant au réaménagement global du quartier. Une cérémonie a donc eu lieu le 10 avril pour poser la première pierre de ses fondations.

 

Aux Ardoines, le franchissement des voies ferrées est aussi attendu qu’emblématique. Pour preuve, le Secrétaire d’État à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, a pris part le 10 avril à la cérémonie pour la pose de sa première pierre aux côtés d’élus locaux, départementaux et régionaux. Parmi eux, Jean-Claude Kennedy, maire de Vitry-sur-Seine, et Michel Leprêtre, président de Grand-Orly Seine Bièvre. L’EPT compte en effet parmi les 6 co-financeurs du pont (1 million d’euros sur 53) voué à relier la ville aux bords de Seine, historiquement industrialisés. La maîtrise d’ouvrage est assurée par EPA ORSA.

 

160 mètres pour ouvrir les Ardoines

« L’intérêt de cette construction est de redonner une vocation plus large, mixte, aux Ardoines, de rapprocher l’emploi des habitats, et de se réapproprier la Seine, avec pour objectif la ville productive », expose Fabienne Thaize, Directrice Générale Adjointe du service Prospective et Projet de territoire de l’EPT. L’ouvrage, qui s’inscrit dans le réaménagement du quartier, va enjamber les voies ferrées du RER C pour relier les rues Léon Geffroy et Léon Mauvais. Long de 160 mètres et large de 29, il jouxtera la future gare multimodale et est pensé pour des usages partagés : automobile (double sens), bus (un couloir, TZen 5), piste cyclable, et cheminements piétons. « Pont-paysage », il sera enfin planté des arbres et des haies séparant les voies. Sa mise en service est prévue pour la fin 2020.

 

Un pont à prolonger

« Ce franchissement des voies ferrées est une première étape », ajoute Fabienne Thaize. La suivante consisterait en un franchissement de la Seine vers Alfortville et le bassin de Créteil,en prolongement de ce premier pont. Cela permettrait de relier les territoires, de désenclaver totalement les bords de Seine, et d’améliorer l’accès à l’emploi. La volonté est là mais l’heure est aux discussions : aucun tour de table n’a encore eu lieu pour le financement de cette seconde étape.