Le nouveau visage de l’aéroport d’Orly

Date de publication : 9 mai 2019

Un nouveau bâtiment a été inauguré en avril à l’aéroport d’Orly en présence du Premier ministre et de la ministre des Transports. Faisant la jonction entre les anciens Orly-Ouest et Orly-Sud, il participe de la réorganisation complète de l’aéroport et de son renouveau programmé sur les 10 prochaines années.

Ne les appelez plus Orly-Ouest ni Orly-Sud. Il faut désormais parler d’Orly 1, 2, 3 et 4. Ces nouvelles dénominations vont de paire avec la reconfiguration physique de l’aéroport orlysien : grâce à un bâtiment de jonction (Orly 3) dont la construction a nécessité 4 années de travaux et près de 400 millions d’euros d’investissement, les deux anciennes aérogares forment aujourd’hui un seul et même terminal composé de 4 zones de départs et arrivées. Face à un trafic aérien en constante augmentation, ce développement de l’aéroport était devenu nécessaire, ses infrastructures étant sous-dimensionnées. Officiellement inauguré le 18 avril en présence du Premier ministre, Edouard Philippe, de la ministre des Transports, Elisabeth Borne, et du président du groupe ADP, Augustin de Romanet, le nouveau bâtiment permettra d’accueillir 8 millions de passagers supplémentaires chaque année. Dans la limite du nombre de créneaux de décollage (250 000 par an) et du couvre-feu en vigueur… L’aéroport d’Orly en avait vu défiler 33 millions en 2018.

 

Plus de confort et de fluidité

Ce développement de l’aéroport val-de-marnais poursuit aussi d’autres objectifs : accueillir les voyageurs dans de meilleures conditions et améliorer la qualité de service. Au passage, il doit permettre de renouer avec le prestige d’antan, a souligné Augustin de Romanet : inauguré en 1961, l’aéroport attirait des millions de simples visiteurs chaque année et inspirait même des chansons populaires. Haut de 19 mètres, long de 250, et d’une superficie de 80 000 m2, le bâtiment de jonction impressionne en effet par ses dimensions comme par son confort : il comprend 6 000 m2 de hall public et un peu plus encore de commerces (restauration comprise), avec sol en marbre, mur d’eau, végétation intérieure et grande baie vitrée pour observer les pistes… Certifié haute qualité environnementale, il est chauffé par géothermie. La sécurité et la fluidité des mouvements passagers y ont aussi gagné, notamment grâce à des équipements plus modernes, par exemple un système permettant de scanner les voyageurs et leurs effets personnels plus rapidement. À terme, 10 000 emplois devraient être créés. Et le renouveau de l’aéroport d’Orly prévoit encore dans les prochaines années la rénovation des espaces communs de l’ancien Orly-Sud (désormais Orly 4), la création de la gare multimodale où arriveront les lignes de métro 14 et 18, et la réorganisation des accès routiers.

 

La privatisation du groupe ADP en question

L’inauguration d’Orly 3 avait aussi donné lieu à une manifestation, à l’extérieur de l’aéroport, le 18 avril. Quelques centaines de personnes – agents d’ADP, organisations syndicales et personnalités politiques – s’étaient en effet réunies non pour protester contre ce nouvel élan de l’aéroport mais contre la possible future privatisation du groupe ADP, approuvée par l’Assemblée nationale dans le cadre du vote de la loi Pacte une semaine plus tôt, le 11 avril. Rejeté par le Sénat à deux reprises, ce projet de privatisation continue de faire polémique et est aujourd’hui entre les mains du Conseil constitutionnel.

 

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