Le train des primeurs Perpignan – Rungis doit perdurer

Date de publication : 6 juin 2019

Alors qu’elle semblait préservée jusqu’à la fin de l’année, la ligne de fret ferroviaire Perpignan – Rungis, qui alimente chaque jour le MIN en primeurs, pourrait être supprimée mi-juillet. L’EPT Grand-Orly Seine Bièvre, dont le territoire serait directement impacté par cette suppression, appelle à nouveau à son maintien.

La menace plane toujours. Selon des informations du syndicat CGT relayées par les médias, le train Perpignan – Rungis qui achemine quotidiennement fruits et légumes jusqu’au MIN serait finalement supprimé le 15 juillet. Soit au terme de la saison haute, durant laquelle les quantités de produits primeurs sont les plus importantes. À compter de cette date, les wagons seraient remplacés par des camions – environ 23 000 par an selon les estimations -, synonymes de nuisances environnementales et routières. Ce à quoi l’EPT est fermement opposé. D’autant que rien ne permet d’affirmer que cette ligne de fret serait remise en service par la suite.

Pour rappel, ce train de primeurs était ces derniers mois menacé de suppression à compter du 30 juin, sans accord entre les transporteurs et la SNCF pour moderniser les wagons… Début avril, l’EPT Grand-Orly Seine Bièvre avait réagi à cette éventualité, déplorant que l’écologie soit sacrifiée au profit de la rentabilité, et son Président, Michel Leprêtre, avait interpellé par courrier la Ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, ainsi que le Président Directeur Général de la SNCF, Guillaume Pépy. Les maires des communes les plus menacées par la possible suppression du train, Rungis, Chevilly-Larue et Thiais, avaient parallèlement fait part de leur opposition à ce projet. À l’échelle nationale, les réactions publiques avaient elles aussi été nombreuses, et unanimes, pour le dénoncer.

Depuis, l’EPT a mi-mai demandé un moratoire sur la suppression de la ligne de fret Perpignan – Rungis, soulignant la nécessité de la maintenir et la priorité environnementale. Et, le 17 mai, le ministère des Transports a réuni les acteurs du dossier pour éviter le transfert des marchandises sur la route. La prolongation de la ligne au moins « jusqu’à la fin de la haute saison » avait été annoncée par la SNCF, qui avait par la suite évoqué son maintien « jusqu’à la fin de l’année ». À en croire les plus récentes rumeurs, la société ferroviaire aurait finalement changé d’avis. Pas le Territoire, qui réaffirme haut et fort son opposition à la suppression du train de primeurs Perpignan – Rungis.