Travaux du Grand Paris Express : un territoire mobilisé pour l’emploi

Le Grand Paris Express représente une opportunité formidable pour le territoire et ses habitants. En termes de déplacement, d’attractivité économique, mais aussi, à l’heure des grands travaux, en termes d’emploi. Depuis juin dernier et la signature avec la Société du Grand Paris d’une convention assortie de clauses pour l’insertion professionnelle et en faveur de l’emploi local, tout le territoire est en ordre de marche.

Avec les chantiers du Grand Paris Express, « ce sont de nombreux habitants du territoire concernés par le retour à l’emploi », se réjouissait Michel Leprêtre, président de l’EPT, le 27 juin dernier. Ce jour-là, il signait avec les représentants du Département du Val-de-Marne et de la Société du Grand Paris (SGP), en présence de l’Etat, la Convention de partenariat pour le développement de l’emploi sur le territoire. D’autres suivront. Celle-ci concerne uniquement la future ligne 15 sud, qui traversera le Grand-Orly Seine Bièvre et ses cinq gares aujourd’hui en travaux : Arcueil-Cachan, Villejuif – Institut Gustave-Roussy, Villejuif – Louis-Aragon, Vitry – Centre, et Vitry – Les Ardoines.

Des clauses pour l’emploi

Compte tenu de ces chantiers pharaoniques, la convention signée en juin 2017, dont la gouvernance est confiée à un comité de pilotage incluant les maires de chaque commune de l’EPT, prévoit que 5 % (146 000 heures) du total des heures de travail sur le chantier T2A (mis en œuvre par le groupement Horizon- Bouygues TP) sont réservées à des personnes très éloignées de l’emploi : ce sont les clauses d’insertion. « Et nous allons nous battre pour essayer d’aller encore au-delà des 5 % », prévient Patrick Daudet, vice-président de l’EPT délégué à l’emploi, à l’insertion et à la formation professionnelle.
Pour l’emploi classique (hors clauses d’insertion), le Territoire fait également le pari que des compétences locales pourront être trouvées par les partenaires de l’emploi pour répondre aux besoins en recrutement.
En outre, les groupes responsables des lots de génie civil doivent confier 20 % de leurs activités à des TPE- PME, en co-traitance ou sous-traitance, ce qui peut incontestablement être source d’emploi local.

Mobilisation générale

« Nous sommes avec la SGP dans un travail collaboratif et coopératif. Chacun sait ce qu’il a à faire. Et ce travail va se poursuivre et s’intensifier », dépeint Patrick Daudet. Et d’ajouter : « Mais le vrai sujet est de réussir à faire rayonner tous ces emplois et heures d’insertion au plus près de là où vivent les habitants. Pour cela, il faut s’appuyer sur les structures existantes. » L’EPT est mobilisé, avec les Villes, le Département, Pôle Emploi, les Chambres consulaires, les Missions locales et autres services proches de la jeunesse… L’enjeu est de sensibiliser aux métiers, aux opportunités actuelles et à venir, de former, et de faire profiter les habitants, notamment les jeunes, du maximum d’embauches via les clauses d’insertion et de recrutements classiques. « Il s’agit aussi d’enclencher une dynamique car d’autres travaux suivront, rappelle Patrick Daudet. Pas seulement la ligne 14 : le Grand Paris Express va entraîner des évolutions urbaines, donc d’autres chantiers, donc d’autres emplois… ».