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Pourquoi surveiller la présence de cyanobactéries ?
Les cyanobactéries sont des micro-organismes aquatiques capables de proliférer rapidement sous certaines conditions (température élevée, nutriments en excès). Certaines espèces peuvent produire des toxines (cyanotoxines) présentant un risque pour la santé humaine et animale.
Des mesures satellitaires sont réalisées mensuellement afin de suivre l’évolution de la qualité de l’eau et d’anticiper d’éventuelles situations à risque. De mai à novembre inclus, ce suivi est complété par des prélèvements in situ réalisés en début de mois (publication sur cette page entre le 20 et le 31 du mois), permettant d’intégrer des paramètres sanitaires complémentaires (notamment le biovolume de cyanobactéries potentiellement toxinogènes et les indicateurs microbiologiques).
Après la hausse généralisée observée en juillet, les concentrations moyennes en chlorophylle-a sont restées élevées en août sur l’ensemble des étangs, traduisant le maintien d’une forte productivité phytoplanctonique. Par rapport à la fin juillet, elles ont légèrement augmenté sur l’étang des Noues de Seine, passant d’environ 119 µg/L à 133 µg/L le 1er septembre (figure 1), et sont restées stables sur l’étang de la Justice, autour de 60 µg/L (figure 2). Sur l’étang de la Place Verte, les concentrations moyennes sont également restées globalement stables, à un niveau élevé, autour de 227 à 237 µg/L au cours de la période (figure 3). L’étang de la Plaine Basse est le seul à présenter une diminution, avec des concentrations moyennes en chlorophylle-a passant de 266 µg/L le 7 août à 168 µg/L le 1er septembre (Figure 4). Enfin, sur l’étang de l’Arbalète, elles ont augmenté par rapport à la fin juillet, passant d’environ 86 µg/L le 28 juillet à 145 µg/L le 1er septembre (Figure 5). Au début du mois de septembre, les concentrations moyennes en chlorophylle-a restent donc élevées sur l’ensemble des étangs.
Concernant les cyanobactéries, les concentrations moyennes sont restées globalement modérées à l’échelle des étangs et du même ordre de grandeur qu’en juillet. Les cartographies montrent toutefois, comme au cours des mois précédents, une répartition spatiale hétérogène, avec des secteurs localement plus concentrés que les moyennes calculées à l’échelle de chaque étang. L’évolution la plus notable du mois a été observée sur l’étang de la Plaine Basse, où la concentration moyenne en cyanobactéries a atteint 149 200 cellules/mL le 10 août, contre environ 7 300 cellules/mL le 7 août. Cette augmentation est restée ponctuelle : les concentrations sont revenues à quelques milliers de cellules/mL dès la semaine suivante et sont restées à ce niveau au début du mois de septembre (figure 4). Sur les autres étangs, les concentrations moyennes sont restées de l’ordre de quelques milliers de cellules par millilitre au cours de la période (figures 1 à 5).
Dans l’ensemble, le maintien de concentrations élevées en chlorophylle-a, associé à des concentrations moyennes en cyanobactéries plus modérées, confirme que la dynamique biologique reste principalement portée par le phytoplancton non cyanobactérien, comme cela était déjà observé en juin et en juillet.
Les mesures in situ réalisées le 4 août sont venues compléter les mesures satellitaires. Elles ont mis en évidence des concentrations en cyanobactéries d’environ 214 000 cellules/mL sur l’étang des Noues de Seine, 175 000 cellules/mL sur l’étang de l’Amiral et 182 000 cellules/mL sur l’étang de la Justice. Ces valeurs étaient cohérentes avec les cartographies satellitaires obtenues à quelques jours d’intervalle : le 7 août, certains secteurs présentaient des concentrations du même ordre de grandeur que celles mesurées in situ, alors que les concentrations moyennes calculées à l’échelle de chaque étang restaient nettement plus faibles.
Début août, le principal point de vigilance concernait le biovolume des cyanobactéries potentiellement toxinogènes, qui avait de nouveau augmenté par rapport au mois de juillet : 7,84 mm³/L sur l’étang des Noues de Seine, 8,02 mm³/L sur l’étang de l’Amiral et 8,58 mm³/L sur l’étang de la Justice. Ces valeurs étaient largement supérieures au seuil de référence de 1 mm³/L utilisé pour les eaux de baignade et confirmaient, aux points prélevés, la présence de cyanobactéries appartenant à des genres susceptibles de produire des toxines. Comme précisé, ce dépassement ne permettait toutefois pas de conclure à la présence effective de cyanotoxines dans l’eau. Par ailleurs, ce seuil étant établi pour les eaux de baignade et la baignade n’étant pas pratiquée sur ces étangs, ces résultats ne justifiaient pas à eux seuls la réalisation d’analyses spécifiques de toxines. Ils nécessitaient néanmoins le maintien d’une vigilance renforcée et des précautions déjà recommandées pour les activités nautiques et les secteurs présentant des accumulations visibles.
Aucun dépassement n’a été observé lors de la campagne in situ du 4 août. Les concentrations en E. coli et en entérocoques intestinaux sont restées inférieures à 100 NPP/100 mL sur les trois sites suivis, correspondant à une bonne qualité microbiologique.
Au début du mois de septembre, la productivité phytoplanctonique reste élevée sur l’ensemble des étangs, dans la continuité des mois de juin et juillet. Les concentrations moyennes en cyanobactéries se maintiennent à des niveaux plus modérés, de l’ordre de quelques milliers de cellules par millilitre, sans prolifération homogène et généralisée mise en évidence par satellite à l’échelle des cinq étangs. Les cartographies montrent néanmoins toujours une répartition hétérogène, avec la possibilité d’accumulations localisées plus importantes.
Les mesures in situ du 4 août ont par ailleurs mis en évidence des biovolumes élevés de cyanobactéries potentiellement toxinogènes sur les trois sites suivis. Dans le contexte de ces étangs, où la baignade n’est pas pratiquée et qui ne relèvent pas d’un suivi réglementaire de type “eaux de baignade”, ces résultats justifient le maintien d’une vigilance adaptée aux usages. Les mesures satellitaires réalisées depuis n’ont toutefois pas montré d’augmentation durable ni de généralisation des cyanobactéries à l’échelle des étangs. Dans ces conditions, aucun élément ne justifie à ce stade une fermeture ou une limitation généralisée des usages.
Dans ce contexte, il est recommandé de maintenir les précautions déjà communiquées sur l’ensemble des étangs :
éviter les mises à l’eau et les activités dans les secteurs présentant une coloration anormale, des dépôts, des mousses ou des accumulations visibles de biomasse,
limiter les contacts prolongés avec l’eau et maintenir un rinçage après les activités nautiques,
éviter que les animaux domestiques ne s’approchent ou ne consomment l’eau dans les zones concernées,
poursuivre les observations de terrain et signaler toute évolution visible, notamment changement de couleur, apparition d’écume, odeur inhabituelle ou mortalité piscicole.
La poursuite du suivi satellitaire, des observations de terrain et des prochaines mesures in situ permettra d’ajuster les recommandations de gestion au cours des prochains jours.
Le mois de juillet s’inscrit dans la continuité de la dynamique biologique observée au mois de juin, avec une nouvelle augmentation de la productivité algale à l’échelle des cinq plans d’eau.
Alors qu’en juin cette intensification concernait principalement les étangs de la Place Verte, de la Plaine Basse et de l’Arbalète, les concentrations moyennes en chlorophylle-a observées en juillet sont supérieures à celles du mois précédent sur l’ensemble des étangs. La productivité biologique apparaît donc à la fois plus importante et plus généralisée.
Les concentrations les plus élevées restent observées sur les étangs de la Place Verte et de la Plaine Basse. Sur la Place Verte, la concentration moyenne en chlorophylle-a est passée d’environ 159 µg/L le 8 juillet à 251 µg/L le 28 juillet. Sur la Plaine Basse, elle a atteint environ 340 µg/L le 16 juillet, avant de diminuer progressivement pour atteindre environ 231 µg/L en fin de mois. Malgré cette diminution récente, la productivité algale y reste particulièrement élevée.
L’étang de l’Arbalète présente également des concentrations significativement supérieures à celles observées en juin. Une diminution est toutefois visible au cours du mois de juillet, avec un passage d’environ 155 µg/L le 8 juillet à 86 µg/L le 28 juillet. Cette évolution pourrait correspondre à une phase de diminution ou de sénescence du bloom phytoplanctonique, sans pour autant traduire un retour à de faibles niveaux de productivité.
Sur les Noues de Seine et la Justice, les concentrations restent moins élevées que sur les trois étangs précédents, mais elles augmentent également par rapport au mois de juin. Cette progression est particulièrement visible en fin de mois, avec une concentration moyenne en chlorophylle-a atteignant environ 119 µg/L sur les Noues de Seine et 62 µg/L sur la Justice le 28 juillet.
Dans l’ensemble, la hausse importante de la chlorophylle-a, associée à des concentrations moyennes en cyanobactéries qui restent plus modérées, indique que la dynamique biologique demeure majoritairement portée par le développement du phytoplancton non cyanobactérien, comme cela était déjà observé en juin.
Concernant les cyanobactéries, les concentrations moyennes mesurées par satellite restent globalement du même ordre de grandeur qu’au mois de juin, soit généralement quelques milliers de cellules par millilitre. Aucune prolifération homogène et généralisée susceptible d’entraîner un dépassement des seuils d’alerte satellitaires n’est actuellement mise en évidence à l’échelle des plans d’eau.
Les cartographies montrent néanmoins une distribution spatiale hétérogène, avec la présence de patchs localement plus concentrés. Les concentrations maximales peuvent donc être nettement plus élevées dans certains secteurs que les concentrations moyennes calculées sur l’ensemble de l’étang.
Sur l’étang des Noues de Seine, la cartographie du 28 juillet montre notamment une présence plus diffuse des cyanobactéries sur une part plus importante du plan d’eau que lors des mesures précédentes. Cette évolution spatiale ne s’accompagne toutefois pas d’une augmentation suffisante de la concentration moyenne pour provoquer un dépassement du seuil d’alerte satellite. La situation devra néanmoins être suivie lors des prochaines mesures afin de vérifier si cette répartition plus généralisée se maintient ou s’intensifie.
Ainsi, par rapport au mois de juin, le principal changement observé en juillet concerne surtout le renforcement et la généralisation de la productivité phytoplanctonique globale. Les cyanobactéries restent présentes, mais leur dynamique demeure principalement caractérisée par des patchs localisés et par des concentrations moyennes relativement modérées.
Le dénombrement réalisé par le laboratoire Phytocontrol sur les prélèvements du 7 juillet indique des concentrations totales en cyanobactéries d’environ 138 000 cellules/mL aux Noues de Seine, 83 000 cellules/mL à l’Amiral et 83 000 cellules/mL à la Justice. Ces résultats sont cohérents avec les mesures satellitaires. Même si aucune mesure satellitaire n’est disponible exactement le 7 juillet, les cartographies réalisées les 6 et 8 juillet montrent des patchs localisés où les concentrations en cyanobactéries atteignent le même ordre de grandeur que celles mesurées in situ, malgré des concentrations moyennes relativement faibles à l’échelle des plans d’eau.
Les analyses in situ permettent également d’identifier les genres de cyanobactéries présents et de mesurer le biovolume des cyanobactéries potentiellement toxinogènes, une information qui n’est pas directement accessible par satellite. Les résultats montrent une augmentation significative de ce biovolume par rapport à la campagne de juin, avec des valeurs désormais supérieures au seuil de 1 mm³/L sur les trois sites suivis :
Cette évolution traduit une présence plus importante, au niveau des points prélevés, de cyanobactéries appartenant à des genres susceptibles de produire des toxines. Elle justifie donc une vigilance renforcée par rapport au mois de juin.
Toutefois, il est important de rappeler que la présence de cyanobactéries potentiellement toxinogènes n’implique pas nécessairement la présence de cyanotoxines dans l’eau. Leur production et leur libération dépendent de nombreux facteurs environnementaux (notamment la température, la lumière, la disponibilité en nutriments ou encore certaines situations de stress) dont l’influence exacte reste encore discutée dans la littérature scientifique. Le dépassement du seuil de biovolume traduit donc un potentiel de production de toxines, mais ne permet pas, à lui seul, de conclure sur leur présence effective dans l’eau.
Comme déjà indiqué, le seuil de 1 mm³/L est par ailleurs dimensionné pour les zones de baignade, où les personnes sont en contact direct et prolongé avec l’eau. En l’absence de baignade, aucun risque particulier n’est identifié à ce stade pour les activités nautiques, sous réserve du respect des précautions habituelles :
Aucun dépassement n’a été observé lors de la campagne du 7 juillet. Les concentrations en E. coli et en entérocoques intestinaux sont restées inférieures à 40 NPP/100 mL sur les trois sites suivis, correspondant à une bonne qualité microbiologique.
La situation observée en juillet confirme que la dynamique biologique reste soutenue sur l’ensemble des plans d’eau. Les concentrations en chlorophylle-a demeurent élevées, traduisant une forte productivité phytoplanctonique, tandis que les concentrations moyennes en cyanobactéries restent globalement modérées à l’échelle des étangs, malgré la présence de patchs localement plus concentrés
Les mesures in situ du 7 juillet montrent par ailleurs une augmentation du biovolume de cyanobactéries potentiellement toxinogènes. Même si ces résultats ne permettent pas de conclure à la présence effective de toxines dans l’eau, ils justifient le maintien d’une vigilance renforcée sur l’ensemble des plans d’eau, en particulier dans les secteurs présentant une coloration anormale ou des accumulations visibles de biomasse.
Comme indiqué en juin, les concentrations élevées en chlorophylle-a traduisent une forte production de phytoplancton. Cette biomasse peut évoluer rapidement : après une phase de développement important, elle peut entrer en sénescence, puis se dégrader. Cette évolution peut modifier les équilibres biologiques du milieu et, dans certaines conditions, favoriser une reprise ou un renforcement des cyanobactéries. Ce point devra donc rester sous surveillance au cours des prochaines semaines, notamment si les conditions de chaleur, de stabilité de l’eau et de disponibilité en nutriments se maintiennent.
Dans ce contexte, il est recommandé de conserver les précautions suivantes :
La situation ne justifie donc pas, à ce stade, une alerte généralisée à l’échelle de l’ensemble des plans d’eau, mais elle nécessite de rester particulièrement attentif aux zones d’accumulation et aux évolutions rapides qui peuvent intervenir localement.
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