Environnement, innovation De la protection de la biodiversité à l’innovation circulaire : une histoire de résilience

La Renouée du Japon, espèce invasive implantée sur les abords des lacs de Viry-Chatillon et Grigny, nuit à l’écosystème en place et à la jouissance des lieux par ses usagers.
Des solutions respectueuses de l’environnement sont à l’étude pour ralentir sa propagation mais également valoriser ce biodéchet par des procédés innovants.

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Inscrite sur la liste des 100 plantes les plus invasives de la planète, la Renouée du Japon prolifère sur les bors des lacs de l’Essonne. 

Ses massifs denses à croissance rapide empêchent les autres plantes de se développer, nuisant à la biodiversité. 

Elle est également suspectée de contribuer à l’érosion des berges et à la dégradation de la qualité de l’eau. 

Le produit de son fauchage annuel était jusqu’à présent brûlé pour éviter de contaminer de nouveaux espaces.

 

2 années pour expérimenter

À partir de mars 2026 et jusqu'en 2028, seront menés en parallèle études et tests autour de la gestion de la plante sur place d'une part, et de la valorisation du produit de sa fauche d'autre part. 

Commandités par le Grand-Orly Seine Bièvre et sa double expertise de gestion des espaces verts et d’innovation sur le territoire, ils seront mis en œuvre avec des acteurs associatifs, institutionnels, universitaires et économiques sollicités via le cluster Eau Milieux Sols.

 

Gestion des espaces verts et insertion

Différents tests seront menés sur les parcelles en plusieurs phases, notamment

  • fauchages fréquents dans un premier temps puis mise en concurrence avec d’autres plantes par l’association rungissoise Au fil de l’eau, via un chantier d’insertion sociale et solidaire,
  • bâchage sous géomembrane avec l’entreprise SolMax

Le suivi biologique (analyses, impact sur la flore et la faune) sera effectué par un laboratoire de l’UPEC. 

 

Innovation et valorisation

Dans une logique d’économie circulaire, la valorisation du produit du fauchage fera l’objet de plusieurs expérimentations par le collectif de designers Aire Libre, qui explorera la piste du réemploi du biodéchet dans des matériaux ou produits de construction, du papier, de la teinture végétale, voire dans la cuisine !

En parallèle, le projet étudiant “Guard’En” de l’école Sup Biotech, implantée sur le territoire, à Villejuif, exploitera les propriétés herbicides des racines de la Renouée pour concevoir un désherbant bio à usage professionnel, économique et écologique !

 

Ce projet est financé par le Grand-Orly Seine Bièvre et subventionné par la Métropole du Grand Paris via un appel à projet en économie circulaire.