Qualité de l'eau des Lacs de l'Essonne

La qualité des eaux des lacs de l'Essonne, situés à Viry-Châtillon et Grigny, fait l'objet d'une surveillance continue de la part du Grand-Orly Seine Bièvre. Vous trouverez sur cette page les rapports de surveillance de la présence de cyanobactéries.

Publié le - Mis à jour le

Pourquoi surveiller la présence de cyanobactéries ? 
Les cyanobactéries sont des micro-organismes aquatiques capables de proliférer rapidement sous certaines conditions (température élevée, nutriments en excès). Certaines espèces peuvent produire des toxines (cyanotoxines) présentant un risque pour la santé humaine et animale. 

Des mesures satellitaires sont réalisées mensuellement afin de suivre l’évolution de la qualité de l’eau et d’anticiper d’éventuelles situations à risque. De mai à novembre inclus, ce suivi est complété par des prélèvements in situ réalisés en début de mois (publication sur cette page entre le 20 et le 31 du mois), permettant d’intégrer des paramètres sanitaires complémentaires (notamment le biovolume de cyanobactéries potentiellement toxinogènes et les indicateurs microbiologiques). 

État de la qualité de l’eau des cinq étangs – Fin juillet 2026

Dynamique biologique : chlorophylle-a et cyanobactéries

Concentrations en chlorophylle-a

Le mois de juillet s’inscrit dans la continuité de la dynamique biologique observée au mois de juin, avec une nouvelle augmentation de la productivité algale à l’échelle des cinq plans d’eau.

Alors qu’en juin cette intensification concernait principalement les étangs de la Place Verte, de la Plaine Basse et de l’Arbalète, les concentrations moyennes en chlorophylle-a observées en juillet sont supérieures à celles du mois précédent sur l’ensemble des étangs. La productivité biologique apparaît donc à la fois plus importante et plus généralisée.

Les concentrations les plus élevées restent observées sur les étangs de la Place Verte et de la Plaine Basse. Sur la Place Verte, la concentration moyenne en chlorophylle-a est passée d’environ 159 µg/L le 8 juillet à 251 µg/L le 28 juillet. Sur la Plaine Basse, elle a atteint environ 340 µg/L le 16 juillet, avant de diminuer progressivement pour atteindre environ 231 µg/L en fin de mois. Malgré cette diminution récente, la productivité algale y reste particulièrement élevée.

L’étang de l’Arbalète présente également des concentrations significativement supérieures à celles observées en juin. Une diminution est toutefois visible au cours du mois de juillet, avec un passage d’environ 155 µg/L le 8 juillet à 86 µg/L le 28 juillet. Cette évolution pourrait correspondre à une phase de diminution ou de sénescence du bloom phytoplanctonique, sans pour autant traduire un retour à de faibles niveaux de productivité.

Sur les Noues de Seine et la Justice, les concentrations restent moins élevées que sur les trois étangs précédents, mais elles augmentent également par rapport au mois de juin. Cette progression est particulièrement visible en fin de mois, avec une concentration moyenne en chlorophylle-a atteignant environ 119 µg/L sur les Noues de Seine et 62 µg/L sur la Justice le 28 juillet.

Dans l’ensemble, la hausse importante de la chlorophylle-a, associée à des concentrations moyennes en cyanobactéries qui restent plus modérées, indique que la dynamique biologique demeure majoritairement portée par le développement du phytoplancton non cyanobactérien, comme cela était déjà observé en juin.

Concentrations en cyanobactéries

Concernant les cyanobactéries, les concentrations moyennes mesurées par satellite restent globalement du même ordre de grandeur qu’au mois de juin, soit généralement quelques milliers de cellules par millilitre. Aucune prolifération homogène et généralisée susceptible d’entraîner un dépassement des seuils d’alerte satellitaires n’est actuellement mise en évidence à l’échelle des plans d’eau.

Les cartographies montrent néanmoins une distribution spatiale hétérogène, avec la présence de patchs localement plus concentrés. Les concentrations maximales peuvent donc être nettement plus élevées dans certains secteurs que les concentrations moyennes calculées sur l’ensemble de l’étang.

Sur l’étang des Noues de Seine, la cartographie du 28 juillet montre notamment une présence plus diffuse des cyanobactéries sur une part plus importante du plan d’eau que lors des mesures précédentes. Cette évolution spatiale ne s’accompagne toutefois pas d’une augmentation suffisante de la concentration moyenne pour provoquer un dépassement du seuil d’alerte satellite. La situation devra néanmoins être suivie lors des prochaines mesures afin de vérifier si cette répartition plus généralisée se maintient ou s’intensifie.

Ainsi, par rapport au mois de juin, le principal changement observé en juillet concerne surtout le renforcement et la généralisation de la productivité phytoplanctonique globale. Les cyanobactéries restent présentes, mais leur dynamique demeure principalement caractérisée par des patchs localisés et par des concentrations moyennes relativement modérées. 

Résultats de la campagne de mesures in situ du 7 juillet

Le dénombrement réalisé par le laboratoire Phytocontrol sur les prélèvements du 7 juillet indique des concentrations totales en cyanobactéries d’environ 138 000 cellules/mL aux Noues de Seine, 83 000 cellules/mL à l’Amiral et 83 000 cellules/mL à la Justice. Ces résultats sont cohérents avec les mesures satellitaires. Même si aucune mesure satellitaire n’est disponible exactement le 7 juillet, les cartographies réalisées les 6 et 8 juillet montrent des patchs localisés où les concentrations en cyanobactéries atteignent le même ordre de grandeur que celles mesurées in situ, malgré des concentrations moyennes relativement faibles à l’échelle des plans d’eau.

Les analyses in situ permettent également d’identifier les genres de cyanobactéries présents et de mesurer le biovolume des cyanobactéries potentiellement toxinogènes, une information qui n’est pas directement accessible par satellite. Les résultats montrent une augmentation significative de ce biovolume par rapport à la campagne de juin, avec des valeurs désormais supérieures au seuil de 1 mm³/L sur les trois sites suivis :

  • Noues de Seine : 5,85 mm³/L, contre 1,22 mm³/L en juin,
  • Amiral : 3,62 mm³/L, contre 1,10 mm³/L en juin,
  • Justice : 6,07 mm³/L, contre 0,87 mm³/L en juin.

Cette évolution traduit une présence plus importante, au niveau des points prélevés, de cyanobactéries appartenant à des genres susceptibles de produire des toxines. Elle justifie donc une vigilance renforcée par rapport au mois de juin.

Toutefois, il est important de rappeler que la présence de cyanobactéries potentiellement toxinogènes n’implique pas nécessairement la présence de cyanotoxines dans l’eau. Leur production et leur libération dépendent de nombreux facteurs environnementaux (notamment la température, la lumière, la disponibilité en nutriments ou encore certaines situations de stress) dont l’influence exacte reste encore discutée dans la littérature scientifique. Le dépassement du seuil de biovolume traduit donc un potentiel de production de toxines, mais ne permet pas, à lui seul, de conclure sur leur présence effective dans l’eau.

Comme déjà indiqué, le seuil de 1 mm³/L est par ailleurs dimensionné pour les zones de baignade, où les personnes sont en contact direct et prolongé avec l’eau. En l’absence de baignade, aucun risque particulier n’est identifié à ce stade pour les activités nautiques, sous réserve du respect des précautions habituelles : 

  • éviter le contact prolongé avec l’eau, 
  • ne pas pratiquer dans les secteurs présentant une coloration anormale, des dépôts, des filaments ou des accumulations de biomasse, 
  • se rincer après l’activité 
  • empêcher les animaux domestiques de s’approcher ou de consommer l’eau dans les zones concernées.
     

Qualité microbiologique : E. coli et entérocoques intestinaux

Aucun dépassement n’a été observé lors de la campagne du 7 juillet. Les concentrations en E. coli et en entérocoques intestinaux sont restées inférieures à 40 NPP/100 mL sur les trois sites suivis, correspondant à une bonne qualité microbiologique. 

Recommandations de gestion

La situation observée en juillet confirme que la dynamique biologique reste soutenue sur l’ensemble des plans d’eau. Les concentrations en chlorophylle-a demeurent élevées, traduisant une forte productivité phytoplanctonique, tandis que les concentrations moyennes en cyanobactéries restent globalement modérées à l’échelle des étangs, malgré la présence de patchs localement plus concentrés

Les mesures in situ du 7 juillet montrent par ailleurs une augmentation du biovolume de cyanobactéries potentiellement toxinogènes. Même si ces résultats ne permettent pas de conclure à la présence effective de toxines dans l’eau, ils justifient le maintien d’une vigilance renforcée sur l’ensemble des plans d’eau, en particulier dans les secteurs présentant une coloration anormale ou des accumulations visibles de biomasse.

Comme indiqué en juin, les concentrations élevées en chlorophylle-a traduisent une forte production de phytoplancton. Cette biomasse peut évoluer rapidement : après une phase de développement important, elle peut entrer en sénescence, puis se dégrader. Cette évolution peut modifier les équilibres biologiques du milieu et, dans certaines conditions, favoriser une reprise ou un renforcement des cyanobactéries. Ce point devra donc rester sous surveillance au cours des prochaines semaines, notamment si les conditions de chaleur, de stabilité de l’eau et de disponibilité en nutriments se maintiennent. 
 

Dans ce contexte, il est recommandé de conserver les précautions suivantes :

  • éviter toute activité ou mise à l’eau dans les secteurs présentant une coloration anormale, des dépôts, des filaments, des mousses ou des accumulations de biomasse en surface,
  • éviter tout contact prolongé avec l’eau dans les zones visiblement affectées,
  • maintenir un rinçage après les activités nautiques,
  • éviter que les animaux domestiques ne s’approchent ou ne consomment l’eau dans les secteurs concernés,
  • poursuivre les observations de terrain et signaler toute évolution visible : changement de couleur, apparition d’écume, odeur inhabituelle ou mortalité piscicole.

La situation ne justifie donc pas, à ce stade, une alerte généralisée à l’échelle de l’ensemble des plans d’eau, mais elle nécessite de rester particulièrement attentif aux zones d’accumulation et aux évolutions rapides qui peuvent intervenir localement.
 

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  • Analyses étang Amiral Merveilleux du Vignaux juillet 2026

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  • Analyses étang de la Justice juillet 2026

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  • Analyses étang des Noues de Seine juillet 2026

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Précédents rapports

Dynamique biologique : chlorophylle-a et cyanobactéries 

Chlorophylle-a

Le mois de juin marque une intensification de la dynamique biologique sur plusieurs étangs, en particulier sur les étangs de la Place Verte, de la Plaine Basse et de l’Arbalète.

Cette intensification s’est principalement traduite par une hausse importante des concentrations en chlorophylle-a, indicateur de la productivité algale globale d’un milieu aquatique, dont la présence en quantité importante peut donner à l’eau une coloration verte. À partir de la mi-juin, les mesures satellitaires ont montré que cette hausse ne concernait pas seulement quelques secteurs isolés, mais qu’elle s’étendait sur la quasi totalité de la surface de ces trois étangs. 

L’évolution a été particulièrement rapide entre le 01/06 et le 18/06. Sur l’étang de la Place Verte, la concentration moyenne en chlorophylle-a est passée d’environ 50 µg/L à 146 µg/L. Sur l’étang de la Plaine Basse, elle est passée d’environ 12 µg/L à 205 µg/L. Sur l’étang de l’Arbalète, elle est passée d’environ 2 µg/L à 45 µg/L. Ces évolutions traduisent une augmentation rapide et marquée de la productivité algale dès la première moitié du mois de juin. 

Ces résultats sont cohérents avec les observations réalisées sur le terrain. Les photos du 25/06/2026 montrent des étangs globalement verts, avec par endroits des filaments, dépôts ou accumulations de biomasse en surface. Ces observations confirment bien le développement significatif de microalgues mis en évidence par les données satellitaires. 

Cyanobactéries 

Concernant les cyanobactéries, les concentrations moyennes mesurées par satellite sont restées globalement modérées à l’échelle des étangs, mais les cartographies ont mis en évidence des patchs localement plus marqués, notamment sur les étangs de la Place Verte, de la Plaine Basse et de l’Arbalète. Ces patchs ne concernent pas nécessairement l’ensemble de la surface des étangs, ce qui explique l’absence d’alerte généralisée dans l’application.

Cette distinction entre la concentration moyenne de l'étang et les concentrations observées localement est importante. En moyenne, les concentrations mesurées par satellite sont restées de l’ordre de quelques milliers de cellules/mL sur les étangs concernés. En revanche, certains secteurs très localisés ont présenté des concentrations nettement plus élevées, pouvant atteindre ponctuellement 400 000 à 700 000 cellules/mL. 

Etang

Concentration moyenne en cyanobactéries (juin)

Concentration maximale en cyanobactéries (juin)

Place Verte

~ 3500 cellules/mL

~ 400 000 cellules/mL

Plaine Basse

~ 4000 cellules/mL

~ 700 000 cellules/mL

Arbalète

~ 2000 cellules/mL

~ 500 000 cellules/mL

Pour les étangs des Noues de Seine et de la Justice, les cartographies satellitaires ont également montré quelques zones localement plus marquées en cyanobactéries, mais la dynamique est restée moins importante que sur les étangs de la Place Verte, de la Plaine Basse et de l’Arbalète. Les concentrations moyennes en chlorophylle-a et en cyanobactéries n’ont pas augmenté dans les mêmes proportions sur ces étangs. Les concentrations maximales localisées y sont également restées plus faibles, plutôt de l’ordre de quelques dizaines de milliers de cellules/mL, ponctuellement autour de 100 000 cellules/mL selon les secteurs. 

Résultats de la campagne de mesures in situ

Les mesures in situ réalisées le 09/06/2026 sont venues compléter cette vision satellite. Les résultats ont montré :

  • un dépassement du seuil de 1 mm³/L de biovolume de cyanobactéries potentiellement toxinogènes sur l’étang des Noues de Seine, avec un biovolume toxinogène mesuré à 1,22 mm³/L,

  • un dépassement du seuil sur l’étang de l’Amiral, avec un biovolume toxinogène mesuré à 1,10 mm³/L,

  • un biovolume toxinogène inférieur au seuil sur l’étang de la Justice, avec une valeur mesurée à 0,87 mm³/L.

Comme déjà mentionné, ce seuil est toutefois dimensionné pour les zones de baignade, où les personnes sont en contact direct et prolongé avec l’eau. En l’absence de baignade, il n’y a pas de risque particulier identifié à ce stade pour les activités nautiques, sous réserve du respect des précautions habituelles : éviter tout contact prolongé avec l’eau, ne pas pratiquer dans les zones présentant une coloration anormale, des dépôts, des filaments ou des accumulations de biomasse, se rincer après l’activité, et éviter que les animaux domestiques ne s’approchent ou ne consomment l’eau dans les secteurs concernés.

Pour résumer, la dynamique biologique observée cette année semble pour l’instant davantage dominée par le développement de microalgues que par une prolifération généralisée de cyanobactéries. Ces dernières sont bien présentes, mais principalement sous forme de patchs localisés.

Cette situation devra toutefois être suivie attentivement au cours des prochaines semaines. Les blooms de microalgues ne sont généralement pas stables dans le temps : après une phase de développement important, ils peuvent entrer en phase de sénescence, c’est-à-dire de vieillissement puis de dégradation de la biomasse. Cette évolution peut modifier les équilibres biologiques d’un étang et favoriser, dans certaines conditions, une reprise ou un renforcement des cyanobactéries. Il est donc possible que les cyanobactéries prennent davantage le relais plus tard dans la saison, en particulier si les conditions de chaleur, de stabilité de l’eau et de disponibilité en nutriments restent favorables.

La différence de dynamique observée entre les étangs de la Place Verte, de la Plaine Basse et de l’Arbalète d’une part, et les étangs des Noues de Seine et de la Justice d’autre part, constitue également un point important. Tous ces étangs ont été soumis au même contexte météorologique général au cours du mois de juin, notamment les fortes chaleurs et le fort ensoleillement. Pourtant, ils n’ont pas évolué de la même manière. Cela suggère que la réponse biologique des étangs ne dépend pas uniquement du forçage climatique, mais aussi de caractéristiques propres à chaque étang : disponibilité en nutriments, profondeur, brassage, morphologie, temps de résidence de l’eau ou encore conditions locales d’accumulation. Ce point pourra être discuté plus en détail en fin d’année, à partir de l’ensemble des données satellitaires, des mesures in situ et des observations de terrain collectées.

Qualité microbiologique : E. coli et entérocoques intestinaux

Concernant les paramètres microbiologiques, les mesures in situ ont permettent de suivre la qualité microbiologique de l’eau et d’évaluer une éventuelle contamination fécale, à travers deux indicateurs : E. coli et les entérocoques intestinaux. 

Leur interprétation s’appuie sur des seuils spécifiques, différents de ceux utilisés pour les cyanobactéries. Les résultats sont qualifiés selon trois niveaux : bon lorsque les valeurs restent inférieures ou égales à 100 NPP/100 mL, moyen lorsqu’un des deux paramètres dépasse 100 NPP/100 mL, et mauvais lorsque les concentrations dépassent 1 800 NPP/100 mL pour E. coli ou 660 NPP/100 mL pour les entérocoques intestinaux.

Les mesures du 09/06/2026 ont montré :

  • Noues de Seine : E. coli et entérocoques intestinaux inférieurs à 40 NPP/100 mL, soit une qualité microbiologique bonne,

  • Amiral : E. coli et entérocoques intestinaux à 120 NPP/100 mL, soit une qualité microbiologique moyenne,

  • Justice : E. coli à 400 NPP/100 mL et entérocoques intestinaux inférieurs à 40 NPP/100 mL, soit une qualité microbiologique moyenne.

Ces résultats n'ont pas mis en évidence de dégradation microbiologique forte au moment des prélèvements. Ils indiquent toutefois un premier niveau de vigilance sur l’Amiral et la Justice, dont l’évolution devra être suivie lors des prochaines campagnes. Par précaution, le maintien d’un rinçage après les activités nautiques reste recommandé, en particulier lorsque les activités reprendront ou lorsque les usages impliquent un contact avec l’eau.

Recommandations de gestion

Compte tenu de l’épisode de vigilance rouge canicule, l’ensemble des activités sportives nautiques pratiquées sur les lacs, qu’elles soient encadrées ou libres, ont été interdites pendant toute la durée de la vigilance rouge. Au regard des dernières mesures satellitaires disponibles, cette mesure de précaution apparaît cohérente avec la situation observée, marquée par une productivité algale élevée, des accumulations visibles de biomasse par endroits, et la présence significative mais localisée de cyanobactéries 

Même en cas de levée de la vigilance rouge canicule, il est recommandé de maintenir une vigilance renforcée dans les prochains jours. Les températures annoncées restent élevées et supérieures aux normales de saison, ce qui peut favoriser le maintien, voire le renforcement local, des développements de microalgues et de cyanobactéries. Cette vigilance est d’autant plus nécessaire que les blooms de microalgues actuellement observés peuvent évoluer rapidement, notamment lors de leur entrée en phase de sénescence, avec un possible relais des cyanobactéries plus tard dans la saison. 

En cas de reprise des activités nautiques, il est recommandé de conserver les précautions suivantes :
• éviter toute activité ou mise à l’eau dans les secteurs présentant une coloration anormale, des dépôts, des filaments, des mousses ou des accumulations de biomasse en surface,
• éviter tout contact prolongé avec l’eau dans les zones visiblement affectées.
• mettre en place ou maintenir un rinçage après les activités nautiques,
• éviter que les animaux domestiques ne s’approchent ou ne consomment l’eau dans les secteurs concernés,
• poursuivre les observations de terrain et signaler toute évolution visible : changement de couleur, apparition d’écume, odeur inhabituelle ou mortalité piscicole.

Ainsi, la levée de la vigilance rouge canicule ne doit pas être interprétée comme un retour immédiat à une situation totalement normale sur les étangs. Elle permet uniquement de réévaluer les restrictions liées à l’épisode caniculaire. La situation biologique des étangs reste à surveiller, notamment sur les secteurs où des signes visibles de développement algal sont observés. La poursuite du suivi satellitaire, des observations de terrain et des prochaines mesures in situ permettra d’ajuster les recommandations de gestion au cours des prochains jours.


 

22 juin 2026 : 
Les conditions météorologiques caniculaires actuelles nécessitent une vigilance particulière.

Les dernières mesures confirment une intensification du développement biologique, avec des concentrations en chlorophylle-a élevées sur l’ensemble des étangs. Les concentrations moyennes des cyanobactéries à l’échelle des étangs ne sont pas très élevées à ce stade, mais on observe la présence de patchs de plus en plus marqués, notamment sur les étangs de l’Arbalète et de la Plaine Basse.

Au regard de ces éléments, et compte tenu de la période particulièrement sensible liée à la chaleur et au fort ensoleillement, l’arrêté d’interdiction temporaire d’accès aux lacs est cohérent avec la situation observée en permettant d'éviter toute prise de risque. Un nouveau point sera réalisé après l'épisode caniculaire.

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  • Arrêté du maire de Viry-Châtillon portant sur la fermeture temporaire des espaces sportifs

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Synthèse opérationnelle

Les mesures satellitaires du mois de mai montrent globalement des concentrations moyennes en cyanobactéries relativement modérées à l’échelle des différents étangs (~ 2000 cellules/mL). Aucune dynamique de prolifération généralisée comparable aux épisodes les plus marqués observés historiquement n’est actuellement mise en évidence.

Les cartographies mettent néanmoins en évidence la présence localisée de patchs de cyanobactéries, principalement en bordure ou dans certaines zones confinées des étangs.

Les campagnes de mesures in situ réalisées le 05/05/2026 viennent compléter ces mesures satellitaires et apportent des informations sanitaires complémentaires, notamment concernant les cyanobactéries potentiellement toxinogènes. Les résultats montrent :

  • des biovolumes toxinogènes inférieurs au seuil d’alerte de 1 mm³/L sur les étangs des Noues de Seine et de l’Amiral,
  • un dépassement du seuil d’alerte sur l’étang de la Justice, avec un biovolume toxinogène mesuré à 1,25 mm³/L,
  • une dominance de cyanobactéries potentiellement toxinogènes de type Planktothrix et Limnothrix sur les trois étangs suivis.

Conformément au protocole défini dans le rapport scientifique, il est recommandé de maintenir une vigilance renforcée sur l’étang de la Justice et de poursuivre l’information du public concernant les précautions à adopter lors des activités impliquant un contact avec l’eau.

Comprendre la situation

  • Cette situation est cohérente avec une phase de transition printanière, où les conditions hydroclimatiques deviennent progressivement favorables au développement des cyanobactéries (augmentation des températures de l’eau, hausse de l’ensoleillement et stabilisation progressive de la colonne d’eau) sans conduire nécessairement à une prolifération homogène à grande échelle.
     
  • Les mesures in situ apportent toutefois un éclairage complémentaire important. Sur l’étang de la Justice, le biovolume de cyanobactéries potentiellement toxinogènes dépasse le seuil d’alerte de 1 mm³/L fixé pour les eaux de baignade.
     
  • Il est important de rappeler que l’alerte sur le biovolume de cyanobactéries toxinogènes atteste la présence, dans l’eau, de cyanobactéries susceptibles de produire des toxines, mais qu’elle n’atteste pas la présence effective de toxines dans l’eau. Ce sont deux choses différentes puisque seules certaines espèces de cyanobactéries toxinogènes, dans certaines conditions hydro-climatiques, libèrent effectivement leurs toxines dans l’eau.


Quoi qu’il en soit, le seuil d’alerte fixé à 1 mm³/L de cyanobactéries toxinogènes est dimensionné pour les zones de baignade, où les personnes sont en contact direct avec l’eau. En l’absence de baignade, il n’y a pas de risque particulier identifié à ce stade. Il reste néanmoins important :

  • d’indiquer clairement au public d’éviter tout contact prolongé avec l’eau,
  • de recommander un rinçage après les activités nautiques,

  • d’éviter que les animaux domestiques ne s’approchent ou ne consomment l’eau des zones concernées.

Suivi et perspectives

  • Les prochaines semaines marquent l’entrée dans la période historiquement la plus favorable au développement des cyanobactéries sur les étangs de Viry-Châtillon et Grigny. Entre la fin du printemps et l’été, l’augmentation des températures, l’ensoleillement plus important et la stabilisation des masses d’eau créent des conditions particulièrement propices à leur développement.
     
  • Dans ce contexte, une attention particulière sera portée à l’évolution des concentrations en cyanobactéries au cours du mois de juin sur l’ensemble des étangs, compte tenu de l’entrée dans une période encore plus favorable à leur développement.
     
  • Une vigilance renforcée sera maintenue sur l’étang de la Justice compte tenu du dépassement observé sur le biovolume de cyanobactéries potentiellement toxinogènes.
     
  • Le suivi satellitaire sera poursuivi de manière régulière afin de suivre l’évolution spatio-temporelle des concentrations sur l’ensemble des étangs. Ces mesures continueront d’être complétées par les campagnes de prélèvements in situ réalisées par le laboratoire Phytocontrol, permettant d’affiner l’évaluation sanitaire et le suivi des cyanobactéries potentiellement toxinogènes.

À partir du mois de mai, le suivi satellitaire est complété par des campagnes de prélèvements in situ, réalisées par le laboratoire Phytocontrol et programmées aux dates suivantes : 05/05, 09/06, 07/07, 04/08, 08/09, 06/10 et 03/11. Ces prélèvements permettent d’intégrer des indicateurs sanitaires complémentaires et d’affiner l’évaluation du risque. 

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  • analyses étang des Noues de Seine mai 2026

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  • Analyses étang Amiral Merveilleux du Vignaux mai 2026

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  • Analyses étang de la Justice mai 2026

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Synthèse opérationnelle

  • Des concentrations relativement élevées en chlorophylle-a sont observées sur l’ensemble des étangs, traduisant un développement printanier naturel du phytoplancton non cyanobactérien. 

  • Aucun développement significatif de cyanobactéries n’est observé sur les étangs des Noues de Seine, Justice et Place Verte.

  • Une augmentation marquée de la concentration moyenne en cyanobactérie est observée sur l’étang de la Plaine Basse, avec un dépassement du seuil de vigilance 2.

  • Une augmentation de la concentration moyenne en cyanobactérie plus modérée est observée sur l’étang de l’Arbalète, avec un dépassement du seuil de vigilance 1.

  • Sur les étangs de la Plaine Basse et de l’Arbalète, conformément au protocole défini dans le rapport, il est recommandé d’installer des panneaux d’information sur site afin de prévenir les usagers de la présence de cyanobactéries, ainsi que de mettre en place un protocole de rinçage après les activités impliquant un contact avec l’eau. 

Comprendre la situation

Les concentrations en chlorophylle-a restent élevées sur l’ensemble des étangs, ce qui traduit le maintien d’une production importante de phytoplancton non cyanobactérien. Il s’agit d’un phénomène naturel et s’explique par des conditions plus favorables au développement algal : hausse progressive des températures, augmentation de l’ensoleillement et disponibilité en nutriments accumulés durant l’hiver.

La dégradation progressive de cette biomasse phytoplanctonique peut ensuite favoriser la remise en circulation de nutriments dans le milieu. Couplée à des conditions hydroclimatiques de plus en plus favorables au cours du printemps, cette succession écologique peut progressivement favoriser le développement des cyanobactéries.

Cette transition semble avoir déjà débuté sur les étangs de la Plaine Basse et de l’Arbalète, où les cyanobactéries commencent progressivement à prendre le relais.

Comme mis en évidence dans le rapport scientifique, la période comprise entre avril et août correspond historiquement à la phase la plus favorable au développement des cyanobactéries sur l’ensemble des étangs. Une attention particulière sera donc portée dans les prochaines semaines sur l’ensemble des étangs.

Suivi et perspectives

Selon les tendances récentes de Météo-France à Viry-Châtillon, le début du mois de mai devrait être marqué par :

  • des températures globalement douces à légèrement supérieures aux normales de saison ;
  • des périodes ensoleillées alternant avec quelques passages perturbés ;
  • des épisodes pluvieux ponctuels, sans dégradation durable annoncée.

Ces conditions restent globalement favorables au maintien de la productivité biologique dans les étangs et pourront soutenir la poursuite du développement des cyanobactéries sur les étangs de la Plaine Basse et de l’Arbalète. Une attention particulière sera également portée aux autres étangs au cours des prochaines semaines. 

À partir du mois de mai, le suivi satellitaire sera complété par les campagnes de prélèvements in situ réalisées par le laboratoire Phytocontrol, programmées aux dates suivantes : 05/05, 09/06, 07/07, 04/08, 08/09, 06/10 et 03/11. Ces prélèvements permettront d’intégrer des indicateurs sanitaires complémentaires et d’affiner l’évaluation du risque. 

Synthèse opérationnelle 

  • Concentrations moyennes en chlorophylle-a et en cyanobactéries du même ordre de grandeur entre les étangs, sans anomalie spatiale notable

  • Aucun risque sanitaire identifié (cyanobactéries sous les seuils de vigilance)

  • Aucune action particulière requise

Situation actuelle

Les dernières mesures satellitaires acquises le 22 mars 2026 montrent des niveaux de productivité biologique globalement similaires entre les étangs (Figures 1 à 5), sans différence marquée ni concentration anormalement élevée.

  • Concentrations moyennes en Chlorophylle-a : ≈ 50 à 100 µg/L
  • Concentrations moyennes en Cyanobactéries : ≈ 2 000 à 3 000 cellules/mL

Ces concentrations moyennes traduisent une productivité biologique modérée à soutenue, sans développement significatif de cyanobactéries. Les cyanobactéries présentent par ailleurs une distribution spatiale hétérogène au sein des plans d’eau, sans formation de zones de concentration élevée caractéristiques d’un phénomène de prolifération (Figures 1 à 5). En conséquence, aucun risque sanitaire n’est identifié à ce stade.

Comprendre la situation

La chlorophylle-a reflète la quantité de phytoplancton présente dans l’eau, tandis que les cyanobactéries sont utilisées pour évaluer le niveau de vigilance sanitaire (seuils : 20 000 cellules/mL – vigilance 1 et 100 000 cellules/mL – vigilance 2).

Les concentrations observées sont cohérentes avec celles mesurées les années précédentes à la même période et s’inscrivent pleinement dans les dynamiques saisonnières mises en évidence dans le rapport scientifique. Elles correspondent à une phase normale de sortie d’hiver, caractérisée par :

  • la remise en circulation des nutriments accumulés durant l’hiver,

  • le retour de conditions lumineuses favorables,

  • une reprise progressive de la production phytoplanctonique.

Suivi et perspectives

Selon les tendances de Météo-France à Viry-Châtillon, le début du mois d’avril devrait être marqué par :

  • une hausse progressive des températures de l’air,
  • des conditions globalement plutôt sèches en début de période,
  • une alternance d’éclaircies et de passages nuageux avec quelques averses.

Ces conditions, en particulier les phases plus douces et ensoleillées, sont favorables à l’initiation des développements de cyanobactéries. Une attention particulière sera donc portée dans les prochaines semaines afin de détecter toute évolution significative des concentrations en cyanobactéries.

Rapports d'analyse 2025

  • Analyses étang Merveilleux du Vignaux 17 novembre 2025

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  • Analyses étang de la Justice 17 novembre 2025

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  • Analyses étang des Noues 17 novembre 2025

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  • Analyses étang de la Justice 8 octobre 2025

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  • Analyses étang des Noues 8 octobre 2025.pdf

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  • Analyses étang Merveilleux du Vignaux 8 octobre 2025

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